lundi 13 janvier 2014



Le Blogue de L'Environnement et de l'Enseignement 


L’environnement est-ce un mot.... qui justifie une perception de ce que nous savons de ce qui nous entoure

ou

une définition qui dans son sens même... nous incite à définir ce qui nous entoure…
 
Pendant plus de 15 ans, je pose toujours la même question à ceux qui veulent étudier la discipline de l’environnement: donnez-moi la définition de l’environnement?
Posez-vous cette question et tentez d’y répondre……Cela laisse place à une grande liberté d’expression. Il appert que l'individualisation de la définition est inévitable. 

Le « monde selon soi » est exprimé sans retenue dans une locution savante de sa propre théorisation de sa définition de l'environnement.
Après toutes ces années de questionnement, l'idée la plus fréquente qui est exprimée est relative aux conditions du milieu qui nous entourent et qui sont perçues par nos sens. Je perçois un certain une résignation inconsciente des volontaires qui se prêtent à ce questionnement.  
On est loin de cet enthousiasme qui nous permet de retrouver les règles applicables à la reconstitution scientifique d’un éden. Il devient alors intéressant d’assister à un distancement de valeur entre les personnes qui s’écoutent exprimer. Il n’est pas rare de voir une dissociation entre les participants aux énoncés proposés.
La tour à Babel trouve sa symbolique dans ce petit exercice de précision sur la notion de l’environnement, surtout traduit dans des langues aux cultures différentes.
Existe-t-il un mot qui soit encore plus pertinent pour exprimer un diagnostic des interactions des éléments qui composent un espace temporel, géographique et anthropique.
Il a été discuté dans un autre blogue qu’il y a des nécessités de clarifier la définition

pour un écologiste,
pour un spécialiste,
pour un professionnel de ce domaine.
Pour l’enseignant qui doit donner des connaissances dans le domaine de l’environnement et qui n’est pas spécialisé dans ce domaine.  Il y a toute une gradation de mots qu’il peut choisir pour structurer sa définition, telle que :
biotope,
milieu,

écosystème,
habitat,
entourage,
alentour,
ambiance,
voisinage,
anthropisme,
anthropocentrisme,
condition,
état,
situation,
spatialisation,
espace,
lieu.
Choisissez les mots auxquels vous adhérez le plus et faites-en votre cheval de Troie et vous pourrez faire découvrir en partie ce qui nous entoure et qui a du sens. 
 
Car dans les faits, les perceptions   sont associées à ce que les sens perçoivent pour expliquer un ressenti, dans un verbatim humain. Notre vie est une perception du ressenti par les sens développés des homo-sapiens.

La conception de ce que l’on espère de notre univers personnel devient alors le cadre de nos actions, le pacte de sa vie.

Définir l’environnement par le ressenti humain, lorsque l’on est l’espèce dominante à de bonnes chances de se cristalliser dans un point de vue de consensus, de devenir une base factuelle.

Il existe la même faculté de ressentir l’environnement pour toutes les autres espèces vivantes pourvues de sens (vue, ouïe, toucher, odorat, le goût) mais qui ne dominent pas la pyramide écologique .

La complexité n’est pas de disserter sur l’essence même de l’environnement, mais débute lorsque nous voulons initier une action sur celui-ci. Dès que la volonté d’un individu, d’une collectivité, d’une entreprise commerciale établit un objectif :
  • de protection de l’environnement,
  • de prévention dans l’environnement,
  • de préservation de l’environnement,
  • de développement durable de l’environnement.
Le sens même du mot environnement devient alors important pour orienter les plans d’action.
Comme il a été déjà traité dans d’autres articles de ce blogue, la complexité de la définition même de l’environnement et des différentes optiques pour les humains, les collectivités, les personnes morales; l’enseignement et/ou la formation en l’environnement peuvent prendre beaucoup de sens.
Le sens juridique de la définition de l’environnement en Amérique du Nord est un concept applicable à un étatisme qui est dynamisé par des humains organisant l’environnement en collectivité. 
 Il ne faut pas oublier qu’il y a plus ou moins 475 ans l’Amérique était un Nouveau Monde. Ce Nouveau Monde est devenu une série d’états qui se sont séparés le territoire et qui ont légiférés des règles d’occupation malgré la colonisation indigène qui y résidait déjà.
La définition juridique de l’environnement est pluraliste, socialisante et politisante. Le développement humain (anthropisme) est défini par des règles de spatialisation urbanistique pour satisfaire les besoins quotidiens homo sapiens.

Aux lois qui font naitre le droit environnemental s’associent des règlements et des décrets, qui précisent le cadre d’action de l’utilisation du territoire.
Utiliser dans son sens juridique la notion de l’environnement pour établir des règles de développement devrait être une action de dernier recours pour réguler le minimum acceptable dans une situation donnée.
Dans le contexte mondial actuel, le minimum acceptable est un Motus Vivendi qui sert bien la classe politique, car la justification d’une action sur l’environnement devient alors guidée par un principe de dernier recours de la précaution suivant des catastrophes vécues et qui ont fait des ravages imprévus.
La réaction humaine à la démonstration des forces destructives de la nature devient un état préventionniste de ce qui pourrait engendrer une prochaine catastrophe similaire (apprendre par l’erreur).
Il a été une contrainte de tous les temps pour  les entreprises commerciales de se conformer minimalement aux normes environnementales.
Les adaptations dans un modèle de réduction de leurs empreintes écologiques deviennent pour la plupart une source de dépenses improductives dans les échanges commerciaux.

La qualité de l’environnement lorsque les profits sont faibles devient un justificatif difficile à atteindre lorsque les entreprises commerciales veulent exploiter et conquérir un environnement commercial dicté par les règles des marchés financiers. Il est aussi pour les humains une tendance qui n’est pas naturelle de s’intégrer dans un biotope sans avoir la volonté de dominer l’écosystème.
L’écologie de la nature est utile si celle-ci favorise prioritairement la sécurité des écosystèmes humains dans un premier temps et prévoit une reconnaissance progressive des règles naturelles lorsque la transformation du milieu ambiant pour valoriser l’exploitation de ces ressources naturelles.

L’environnement devient alors un univers conceptualisé par les 5 sens humains dans une volonté principale de mise en service aux développements humains.
Enseigner l’environnement devient alors toute une odyssée. À partir du moment où l’enseignement vise à faire comprendre l’état actuel de ce qui nous entoure. Il devient encore plus ardu de disserter sur la notion de développement durable alors…
 
Pensez un peu que l’environnement vu par les "connaissants" scientifiques, économique, artistique, socialiste, etc., etc. se livre à une utilisation de tous les mots possibles pour définir l’environnement : 
biotope,
milieu,
écosystème,
habitat,
entourage,
alentour,

ambiance,
voisinage,
anthropisme,
anthropocentrisme,
condition,
état,
situation,
spatialisation,
espace,
lieu.
Tous ont un point de vue motivé, dans une approche démonstrative organisée dans une optique de développement durable.

La notion de préserver l’état actuel du milieu peut prendre un sens tout à fait particulier pour celui qui vise la transformation de l’environnement par l’utilisation des ressources à des fins partisanes. 

Il n’est pas prioritairement question dans les états de libre marché d’action pour améliorer notre intégration à l’environnement, mais pour le maintenir dans l’équilibre dans lequel il sert le mieux les intérêts sociétaux.
Il y a alors une distinction importante dans la notion d’acquisition de connaissances utilisant comme prémices le domaine de l’environnement. Il y a une différenciation importante à faire entre la formation pour se préparer à interagir dans l’environnement et l’enseignement de l’environnement.  La formation vise le transfert de connaissances en habiletés et compétences qui utiliseront les variables de l’environnement pour agir sur celui-ci. L’enseignement de l’environnement est la transmission des connaissances sur ce que nous savons actuellement de ce qui nous entoure afin de décrire le milieu ambiant.
Faire un choix dans  la carrière d’enseignement de l’environnement est une affaire personnelle, mais les connaissances et les concepts ne  rencontreront pas les valeurs  personnelles de ce que nous en percevons.
Enseigner c’est faire connaître ce que d’autres ont établi comme paradigmes, qui ont été validés et débattus en sciences physiques, biologiques, chimiques et sociologiques. Enseigner l’environnement, c’est de se faire confier des paradigmes par une faculté, un programme; qui demande de transmuter des connaissances en habiletés par des approches pédagogiques pour faire comprendre le milieu ambiant de ce qui nous entoure.
L’enseignement permet de faire comprendre conscience de ce que la collectivité connait de son milieu. La notion d’environnement est de décrire l’état de ce qui est, de ce qui l’a créé et des scénarios prospectifs de ce qu’il deviendra suivant la réalisation de projets de développement humain.
La pédagogie du futur peut permettre dès les études élémentaires, secondaires et post-secondaire de donner un sens aux connaissances sur l’environnement qui pourront êtres évolutives. Rendre accessibles les connaissances dans le domaine de la biologie, de la chimie, des sciences physiques et sociologiques; en prenant des exemples concrets dès le primaire. préparez les jeunes apprenants  à utiliser des  thèmes environnementaux seraient alors une avenue à explorer pour développer une approche systémique plutôt que d'encourager un ressenti pour justifier une réponse sur la description de l'environnement. Encourager des descriptions relevées par les interactions des éléments scientifiques de base.  
Si le concret des exercices pratiques en classe serait dès le primaire de décrire l’environnement selon les éléments étudiés en utilisant les relations entre les matières académiques étudiées;  alors il serait possible de concevoir un continuum entre les études primaires, secondaires, post-universitaires et universitaires qui permettrait d'utiliser des exemples qui proviennent de notre environnement....pour comprendre les connaissances scientifiques, techniques et sociales et non pas seulement des connaissances cognitives évaluées par des examens théoriques. A quoi bon connaitre les mathématiques intégrales si ceux-ci ne restent que virtuelles et ne sont qu'utilisées pour faire des calculs d'ingénierie ou d'astronomie pour créer un monde artificiel. 

Il faut  revoir les priorités d'enseignement de l'environnement dès le primaire et rester cohérent jusqu'au programme universitaire afin d'assurer chez l'apprenant le raffinement des connaissances, d'habilités et de compétences qui soient évolutives. Un étudiant va passer près de 19 ans  de sa vie afin d'obtenir une diplôme universitaire de 2ième cycle. Prenez un crayon et faite le bilan des connaissances que vous acquises sur l'environnement sur ces deux décennies d'étude qui permettent de décrire le milieu sur lequel nous avons de l'influence autrement que par les sens.

 Il y a des initiatives parascolaires dans les écoles primaires qui est un balbutiement de l'intégration, par la porte d'en arrière, d'une certaine sensibilité à la conception d'un environnement scolaire vert.

Le concept de L'École Verte Brundtland (ÉVB)

Qu’est-ce qu’un Établissement vert Brundtland ?

Il s’agit d’une école où la direction adhère à l'intégration des principes écologiques dans la gestion des activités pédagogiques. Dans un École Verte Brundtland  il y a une réflexion et des actions éducatives pour valoriser la prise de conscience d'actions plus écologique.

Il y a des engagements pris pour orienter la vie scolaire dans une École Verte Bruntland. Prenez l'exemple d'une  école; celle-ci auraient toute la liberté adhérer aux principes suivants:
  • rassembler au lieu de diviser, incluent au lieu d’exclure ;
  • tisser des liens entre la direction, les différents personnels de l’établissement, les parents, les retraités, etc. ;
  • créer des liens entre leur établissement et leur communauté ainsi qu’entre leur établissement et le monde ;
  • faciliter des échanges entre les générations ;
  • accepter de se remettre en question et d’ajuster leur action selon la réalité d’une communauté ;
  • rejoindre les décideuses et décideurs de leur communauté ;
  • intégrer des valeurs et les principes de l’Éducation pour un Avenir Viable (EAV) à leurs pratiques pédagogiques, au projet éducatif de leur établissement d’enseignement, à leur plan d’action EAV, etc. ;
  • se rassembler et coopérer en vue d’actions communes dans leurs milieux de vie ;
  • apprennent à mieux jouer leur rôle de citoyennes et citoyens critiques et responsables ;
  • contribuer à mettre en pratique des objectifs durables en éducation (la Déclaration de principes de la CSQ en éducation, la plate-forme de la CSQ « Éduquer et agir pour un avenir viable », etc.) afin que la société soit plus écologique, plus pacifique, plus solidaire et plus démocratique ;
  • prendre des moyens concrets pour faire connaître les réalisations « positives » dans la région périphérique et dans la société québécoise afin que celles-ci soient porteuses d’espoir et de transformation sociale ;
  • mettre en valeur les opérations et font connaître les outils des organismes œuvrant en éducation pour un avenir viable au Québec et ailleurs sur la planète (ex. : RECYC-QUÉBEC, le FAQDD, les ministères, les universités, l’Agence de l’efficacité énergétique, le CLUB 2/3, ENJEU, Équiterre, Cyclo Nord-Sud, Amnistie internationale, la Croix-Rouge, Travail de réflexion pour des ondes pacifiques (TROP), les CRE, les CFER, le Réseau des ressourceries, les ONG régionales, etc.).
 Chaque année, un bilan des actions doit être envoyé à l’organisme qui certifie que l'école est une école verte.

Cela fait partie d'initiative ciblée volontaire qui est un corpuscule possible dans l'orientation stratégique d'une société d'apprenant.

Bravo pour les directions écoles primaires qui perpétues cette initiative. 

Des informations sur les établissements verts Brundtland  (ÉVB)  à travers le site de Recycle Québec sont disponibles: http://www.evb.lacsq.org/index.php?referer=http%3A%2F%2Fevb.csq.qc.net%2Findex.cfm%2F2%2C0%2C1666%2C9457%2C0%2C0%2Chtml

Un établissement vert Brundtland (ÉVB) est un établissement où l'on pose des gestes concrets et continus pour un monde écologique, pacifique, solidaire et démocratique.

J'encourage d' aller plus loin  pour  le développement d'une politique d'enseignement de l'environnement qui vise à évoluer et à soutenir les apprenants tout au long de leurs progressions dans des programmes éducatifs qui s'intègrent dès le niveau primaire et qui restent adaptés et cohérents jusqu'au niveau  d'enseignement supérieur.

1 commentaire:

  1. Très bon billet Winkz. Encore une fois, je prend un malin plaisir à déguster les paragraphes. J'aime particulièrement la dernière phrase pour un gars comme moi qui a souffert le martyr des maths :)

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